La révision des trois conventions collectives relatives aux conditions de travail des ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres, et de leurs annexes, sera entreprise dans les plus courts délais.
Les questions suivantes seront abordées en priorité :
a) Etablissement d'un salaire minimal professionnel pour les ouvriers, unique pour la totalité du territoire, tel que les salaires minimaux de qualification de chaque catégorie se situent au plus près des rémunérations globales réelles.
Fixation dans les mêmes conditions de la valeur du point des ETAM et des cadres.
Il est entendu qu'il appartient aux échelons régionaux des parties contractantes de déterminer un salaire minimal professionnel et des valeurs de points supérieurs pour les circonscriptions géographiques de leur choix.
Il en est de même de certaines branches professionnelles nationales.
b) Révision des classifications des ouvriers, ETAM et cadres, interprofessionnellement ou par branches selon les cas.
c) Suppression des abattements appliqués aux salaires des jeunes travailleurs.
d) Réduction progressive de la durée du travail et définition des modalités et des taux de réduction d'horaires et de compensation de ressources.
e) Définition de l'égalité des droits entre travailleurs immigrés et français, et particulièrement des droits syndicaux.
f) Définition et modalités d'exercice du droit syndical dans l'entreprise, et particulièrement :
- de la garantie de la liberté de constitution de syndicats ou de sections syndicales dans l'entreprise ;
- de la protection des délégués syndicaux ;
- du rôle de l'organisation syndicale dans l'entreprise et des délégués syndicaux ;
- des moyens d'expression de l'organisation syndicale et des délégués syndicaux ;
- du droit de réunion de l'organisation syndicale et de ses conditions d'exercice ;
- de la protection du droit de grève.