3.1. Identification des métiers et des emplois
Les principes de rédaction de la fiche emploi
Une fois identifié, l'emploi est décrit par le biais d'une fiche type comportant des rubriques qui mettent en évidence ses caractéristiques essentielles.
Il est important de pouvoir garantir la lisibilité et de ne pas proposer un trop grand nombre de rubriques, ni une rédaction trop détaillée.
La rédaction de la fiche emploi doit être concise, précise et objective. Elle doit permettre de renseigner clairement les différentes rubriques afin de faciliter la compréhension de tous : salariés, managers, représentants du personnel, responsables ressources humaines…
La fiche emploi doit donc viser une écriture simple et cohérente. Elle doit privilégier les textes courts et s'appuyer sur une représentation par items d'une ligne ou deux.
La description et la validation des fiches emplois
La description des emplois se fait à partir du modèle de la fiche emploi type et sollicite plusieurs sources d'information.
L'ensemble des descriptions, d'emploi, d'activités, de critères et de degré est reporté dans une fiche emploi.
L'entreprise crée autant de fiches que nécessaire. L'ensemble constitue sa cartographie d'emploi.
Un modèle de fiche emploi est proposé au § 5.
L'actualisation et l'évolution de la nomenclature et des descriptions d'emplois/postes
Les descriptions des emplois ou postes sont réalisées à un instant T et dans un contexte d'entreprise particulier.
Or, l'environnement de l'entreprise évolue. Ces évolutions peuvent toucher plus ou moins les contenus ou les finalités des emplois nécessitant alors des ajustements.
Les partenaires sociaux incitent donc les entreprises à actualiser, le cas échéant, leur pesée et/ou leur accord de classification par le biais d'avenant, en fonction de l'évolution de leurs emplois et de leur organisation.
3.2. Pesée brute des emplois
Principes généraux
L'accord définit l'emploi comme une situation de travail correspondant à un ou plusieurs postes de travail dans une structure et mobilisant des activités et des compétences de même nature.
La classification des emplois par critères classants est un système objectif qui repose sur l'évaluation des emplois à travers plusieurs caractéristiques et qui traduisent différentes dimensions de l'emploi, appelés « critères classants ».
À noter : Le positionnement de l'emploi n'est donc pas fonction de l'individu qui l'occupe. Autrement dit, l'opération de classification vise à peser des emplois et non des personnes !
Le système de classification est organisé en 10 classes. Chaque classe se divise en 2 à 3 échelons.
La grille de classification compte 26 positions classe/échelons.
Elle tient compte des 3 catégories professionnelles que sont :
– les ouvriers et les employés ;
– les techniciens et agents de maîtrise ;
– les cadres.
La classification de la « IV branches » repose sur les 8 critères classant suivants :
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 224.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
L'accord définit ces critères classants de manière générale puis les décline en degrés de définition pour affiner la classification. Pour hiérarchiser les emplois ou les postes, il est donc nécessaire de procéder à une appréciation combinée des 8 critères classants et de leurs 7 degrés (D).
Pour positionner un emploi ou un poste, l'ensemble de ces éléments doit être évalué.
Présentation des critères, degrés et définitions
Connaissance et expérience
• Définition :
Ce critère tient compte du niveau, de l'ampleur et de la variété des connaissances utilisées, que celles-ci aient été acquises par la formation scolaire ou par l'expérience.
Les connaissances résultent d'une instruction reconnue par :
– un diplôme ;
– une certification (VAE, CQP) ;
– une habilitation par un organisme externe et professionnel ;
– l'expérience et pratiques professionnelles.
Les connaissances servent à comprendre et résoudre les situations et problèmes qui se posent et à réagir de façon adaptée à l'évolution de l'environnement, à améliorer la perception des situations et la sélection des actes appropriés. Ces connaissances peuvent être théoriques ou pratiques, spécifiques ou non à l'entreprise, scientifiques ou méthodologiques, mais leur l'acquisition est reconnue nécessaire et suffisante pour l'exercice de l'emploi.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– De quel diplôme d'entrée a-t-on besoin ?
– Quel est le diplôme ciblé ou expérience équivalente pour le recrutement ?
– Quelles connaissances théoriques ou techniques à maîtriser pour tenir l'emploi ? (connaissances métier, spécialité…) ?
– Est-ce qu'une expérience préalable est nécessaire (en interne/en externe) ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 225.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– Bac technique, bac professionnel agricole ou bac professionnel « Conduite et gestion de l'exploitation agricole » ;
– BTSA (agricole) BTSA ACSE ;
– Master professionnel en administration du personnel ;
– CQP ;
– CACES, permis poids lourds, habilitations électriques ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Complexité
• Définition :
Ce critère se définit par les raisonnements, technicités, méthodes et outils permettant de faire face à des situations plus ou moins diversifiées ou difficiles à réaliser/résoudre (intellectuellement ou techniquement). Il prend en compte :
– l'expertise ;
– la pluridisciplinarité définie par la combinaison de techniques ou technologies différentes ;
– l'environnement de travail dans lequel les actions sont menées ;
– la taille des organisations ; des projets, des budgets.
Il se mesure par :
– la nature et le nombre d'opérations à réaliser/l'enchaînement simples ou entremêlées ; la densité des actes de travail ;
– le mélange et/ou l'articulation entre les différentes disciplines mobilisées ;
– la nature de la solution à mettre en œuvre ; les raisonnements et la technicité utilisés ;
– la maîtrise de disciplines professionnelles identifiables par leur spécificité et technicité ;
– la capacité à appréhender les risques (= interpréter et anticiper) pour assurer un bon déroulement des activités (mettre en œuvre, adapter et/ou résoudre) ; capacité à « démêler » dans un temps défini (court) ce que d'autres emplois ne requièrent pas ;
– l'importance en termes d'impacts des actions menées, de budget à gérer.
Il peut permettre de mesurer la polyvalence requise par l'emploi.
Il ne se mesure pas nécessairement par la rareté. La complexité n'est pas forcément la difficulté.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– L'activité requiert-elle l'utilisation de machines, outils, méthodes ou connaissances techniques spécifiques ?
– Quel est le degré de choix des procédures et moyens à mobiliser pour atteindre les résultats ?
– L'activité nécessite-t-elle d'anticiper et gérer des événements nouveaux et/ou perturbateurs ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 226.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– opérations élémentaires (maintenir la propreté du silo, opération d'agréage, accueil du public…) ;
– opérations complexes (mise de chargement en cellule, conservation du grain…)
– activités diversifiées ;
– actions transverses ;
– mécanique et gestion des plannings ;
– suivi d'un chiffre d'affaires de magasin ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Latitude ou champ d'action
• Définition :
La latitude se définit par la marge de manœuvre pour préparer, organiser et réaliser son travail dans le cadre d'une organisation définie ainsi qu'adapter les instructions au regard des enjeux et objectifs auxquels est confronté l'emploi.
Elle prend en compte :
– la nature des directives plus ou moins précises et définies dans le temps ;
– l'appréhension des systèmes de gestion ou de production dans lequel se réalise le travail ;
– l'environnement plus ou moins soumis aux aléas et nécessitant des adaptations.
Elle se mesure par :
– le degré de précision des instructions et des résultats à atteindre ;
– la possibilité d'agir sur les activités à mettre en œuvre et sur les moyens associés ;
– le périmètre d'intervention, plus ou moins large et soumis à des facteurs externes.
Il s'agit de déterminer la part d'autonomie et de pouvoir d'élaboration propre de l'emploi sur la base des instructions reçues. Cette élaboration vise, à adapter les instructions et les informations de contrôle pour les transformer en actions, décisions ou consignes d'application.
À noter : La part d'autonomie (à quelque niveau que ce soit) est toujours plus ou moins limitée par des interventions de contrôle et de correction exercées par les structures hiérarchiques et/oufonctionnelles.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– Quels sont les problématiques auxquelles l'emploi est confronté ?
– Dans quelles conditions, face à quel problème, un accord du hiérarchique ou d'un service extérieur est-il nécessaire ?
– Qu'est-ce qui conditionne l'organisation de la journée de travail ?
– Est-ce que le contrôle du travail se fait immédiatement ou a posteriori ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 228.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– aucune autonomie = > organisation du temps de travail liée à la cadence de la machine ;
– respect de procédure détaillée avec ou sans marge de manœuvre ;
– autonome dans l'organisation de sa journée de travail ;
– gestion des stocks (responsable de magasin) ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Responsabilité technique et métier
• Définition :
La responsabilité technique et métier se définit à travers les actions ou décisions ayant des impacts sur la fiabilité et la conformité des résultats.
Ce critère se mesure par :
– la garantie du respect des normes techniques et qualité (standards professionnels) ;
– la nature des actions et leur impact sur le fonctionnement des activités ;
– le périmètre plus ou moins large sur lequel les actions ont des effets ;
– l'atteinte ou le développement des objectifs ou résultats requis par l'emploi.
La responsabilité évaluée n'est pas la responsabilité individuelle (de ne pas faire son travail ou de faire une erreur dans son travail), mais celle de la responsabilité de l'emploi.
On recherche l'impact des actions ou décisions requises par l'emploi.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– Quel est l'impact de la décision sur l'activité ?
– L 'emploi nécessite-t-il la réalisation d'actions et prises de décisions ayant des effets au niveau d'une entité interne ou externe à l'entreprise ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 230.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– informer, conseiller et présenter les produits correspondant aux besoins des clients en expliquant leur utilisation et en donnant des recommandations tout en concluant la vente ;
– responsable de X comptes (relation et suivi client, volume des contrats…) ;
– gérer les stocks de produits publicitaires (commander, réceptionner, saisir, dispatcher) ;
– gérer le parc téléphonie (ex. : attribution, suivi, dépannage…) ;
– assurer la gestion des flux bancaires en relation avec les banques ;
– garantir le respect du cadre réglementaire dans le cas d'un juriste ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Responsabilité économique
• Définition :
La responsabilité économique se définit à travers les actions ayant des impacts en termes de performance économique : chiffre d'affaires, budget, rentabilité, investissement, stocks, marge commerciale, flux financiers…
Ce critère se mesure par :
– l'identification et la hiérarchisation d'actions préventives en vue d'économie ou de développement/de croissance ;
– le degré d'implication requis/l'impact dans les activités financières ;
– le suivi et/ou développement de flux financiers.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– Quel est l'impact économique d'une décision ou d'une action ?
– Et sur quel périmètre ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 232.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– éviter le gaspillage ;
– marges en entité commerciale ;
– construction d'un budget de fonctionnement ;
– argumentation économique en vue d'une négociation commerciale (fournisseurs ou prestataires) ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Responsabilité sécurité
• Définition :
La responsabilité sécurité se définit à travers les décisions et actions ayant des impacts sur le plan de la sécurité :
– des personnes (collaborateurs, clients, sous-traitants) ;
– des locaux ;
– des données ;
– des matières, des produits, des biens, de l'environnement…
Ce critère se mesure par :
– l'identification et la hiérarchisation d'actions préventives sur les risques liés à la sécurité ;
– l'implication dans la gestion, le développement des dispositifs de sécurité.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– Quel est le risque potentiel d'une décision ou d'une action sur les personnes, l'environnement ou le domaine juridique… ?
– Suppose-t-il la rédaction de procédure ? ou de plans d'action préventifs ou non ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 234.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– application de mesures et procédures liées à la sécurité ;
– anticipation des risques liés à la sécurité ;
– élaboration de procédures liées à la sécurité ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Responsabilité humaine
• Définition :
La responsabilité humaine se définit à travers les décisions et actions ayant un impact sur :
– l'organisation et l'animation d'une équipe permanente ou projet ;
– le développement des compétences des collaborateurs ;
– la qualité de vie au travail.
Ce critère se mesure par :
– la nature des actions impactant un groupe ou un individu ;
– la diversité des sujets à prendre en compte ;
– l'influence sur le travail d'un groupe ou d'un individu ;
– le périmètre d'action.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– L'emploi couvre-t-il une dimension de management ? ou de coordination d'équipe ?
– L'emploi suppose-t-il le suivi ou le management de projet ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 236.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– nécessité uniquement d'un partage d'information (information délivrée en réunion de service) ;
– coordination de groupe ;
– encadrement hiérarchique qui se caractérise notamment par la fixation des objectifs, réalisation des entretiens annuels, entretien de cadrage, reconnaissance… ;
– nombre de salariés à manager ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
Relations
• Définition :
Le critère « relations » se définit par l'ensemble des échanges et traitement d'informations (écrites ou verbales) avec des acteurs internes et/ou externes. Elle prend en compte la communication managériale.
Ce critère se mesure par :
– la complexité des interactions relationnelles en lien avec l'emploi ;
– la diversité des relations.
• Exemples de questions à se poser pour évaluer ce critère :
– L'emploi nécessite-t-il la mise en contact avec des adhérents de la coopérative ? des tierces ? des sous-traitants ?
– Cela nécessite-t-il une simple transmission d'information ? ou une négociation ?
– …
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 237.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC
• Exemples de libellé d'activité/compétence requise pour l'emploi :
– transmission d'information habituelle ;
– informations variées ;
– gestion de sous-traitants ;
– …
• Grille de pesée brute du critère :
3.3. Pesée pondérée de l'emploi
Analyse des éléments déterminants et attribution d'un degré par critère
S'appuyant sur le contenu de la fiche emploi, il s'agit de choisir, pour chaque critère, le degré de maîtrise le plus approprié pour occuper l'emploi, en mettant en évidence la correspondance entre le texte de la grille d'analyse, les éléments déterminants et la définition du degré.
• Exemple :
Pondération des critères
L'accord de branche définit une grille de pondération des critères qui a pour but de quantifier les degrés de chacun des critères classants :
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 239.)
Les principes de construction de cette grille sont les suivants :
– la règle de progression d'un degré à l'autre est linéaire.
Ce choix a été fait afin de construire une courbe de progression du nombre de points qui soit similaire à l'évolution des rémunérations ;
– chaque critère a la même valeur.
Ainsi, le critère « connaissances/expérience » est aussi important que le critère « latitude/champ d'action », qui est lui-même aussi important que le critère « responsabilité technique »…
Pesée pondérée de l'emploi
La pesée consiste à additionner le nombre de points, correspondant à l'évaluation des différents critères et degrés. Si cela s'avère nécessaire, il peut y avoir une pesée multiple.
3.4. Détermination du positionnement de l'emploi
Le total de la pesée pondérée obtenu à l'étape précédente permet de positionner chaque profil d'emploi dans la grille de ci-dessous, en articulant le texte de la convention collective et les textes de l'entreprise.
L'emploi est ainsi déterminé par une classe, un échelon et une catégorie socio-professionnelle (CSP).
Exemple pour un emploi d'agent logistique avec 2 profils :
Niveau A – Pesée mini = 260, l'emploi est positionné OE, classe 1 échelon 1 ou « OE 1.1 »
Niveau B – Pesée maxi = 280, l'emploi est positionné OE, classe 1 échelon 2 ou « OE 1.2 »
3.5. Positionnement dans la grille de salaires
Le positionnement de l'emploi en CSP – Classe – Échelon permet de le transposer par correspondance dans la grille de salaire des minima conventionnels.
(Document non reproduit, consultable en ligne sur le site Légifrance, rubrique Bulletins officiels des conventions collectives, page 240.)
https://www.legifrance.gouv.fr/download/file/pdf/boc_20250041_0000_0019.pdf/BOCC